Les Contes de Beedle le Barde
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LES CONTES DE BEEDLE LE BARDE
(The Tales of Beedle the Bard)
Date de Sortie : 4 Décembre 2008 (France)
Ecrit par J.K.ROWLING
Edité par GALLIMARD JEUNESSE
Traduction / Couverture : J.F.MENARD / J.C.GOTTING
128 pages
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Les contes de Beedle le Barde sont des récits pour enfants dans le monde des sorciers. JK Rowling en fait mention pour la première fois dans Harry Potter et les Reliques de la Mort lorsque le Ministre de la Magie lègue à Hermione un livre rédigé en runes anciennes. Ce livre pour enfants est un mystère pour elle ainsi que pour Harry, contrairement à Ron qui a été élevé avec ces contes...
Ce livre est le commencement de "la quête" des Reliques de la Mort. Cinq contes y sont présents ; parmi eux "le conte des trois frères" (résumé ci-dessous) qui est la légende des trois Reliques, qui réunies, permettraient l'invincibilité à son détenteur.
Le succès de cette publication annexe a été fulgurant, un peu plus d'an après la sortie du dernier tome de la saga. Le 10 décembre 2008, les contes de Beedle le Barde est devenu le livre le plus rapidement vendu de l'année avec un total de 367 625 copies écoulées pendant les trois jours après sa sortie.
| > LISTE DES CONTES (Cliquez sur un conte pour en lire le résumé) |
Ce conte raconte l'histoire d'un vieil homme qui utilise un chaudron pour créer des potions magiques et des antidotes pour des personnes qui ont besoin de son aide. Après sa mort, il lègue toutes ces affaires à son fils unique, qui lui ne possède aucun pouvoir. Ce dernier trouve donc le chaudron avec une pantoufle à l'intérieur accompagnée d'une note de son père où il est écrit "dans le plus cher espoir, mon fils, que tu n'auras jamais besoin de ceci"?
Le fils ferme les portes à quiconque réclame de l'aide. A chaque fois qu'il refuse quelqu'un, le chaudron prend le symptôme du malade et devient incontrôlable : le chaudron se met à braire tout seul alors que le fils venait juste de refuser d'aider un homme qui avait perdu son âne... Après avoir eu droit à du vomi et un chien hurlant, il décide de venir en aide à la ville et appelle tous les habitants alentour et au loin à venir à lui pour obtenir son aide. Un par un, il résout leurs maux et ce faisant, vide le chaudron. A la toute fin, la mystérieuse pantoufle réapparait, celle qui s'adapte parfaitement au pied du chaudron, maintenant tranquille, et les deux ensemble marchent (et sautillent) vers le soleil couchant.
Une fois par an, une personne peut se baigner dans les eaux du d'une fontaine magique et aura ainsi tout ses problèmes résolus. Trois sorcières se rencontrent donc. La première, Asha souffre d'une maladie. La seconde, Altheda est désormais démunie et impuissante à cause d'un cambriolage. La dernière, Amata est bouleversée après avoir été quittée par son bien-aimé. Les trois sorcières décident donc d'atteindre cette fontaine magique ensemble mais c'est alors qu'un cavalier les rejoint.
Sur le chemin menant à la fontaine, les sorcières doivent relever trois défis... A la fontaine, Asha s'évanouit d'épuisement. Pour la sauver, Altheda prépare une potion qui guérit de même Asha de sa maladie. C'est alors qu'Altheda se rend compte qu'elle peut gagner sa vie en soignant les gens ; elle n'a donc plus besoin de la fontaine. Quant à Amata, elle trouve le fameux chevalier dans la fontaine qui, tout d'un coup se jette à ses pieds et lui demande sa main et son coeur, qu'elle accepte... Tout le monde obtient des réponses à ses problèmes, inconscients que la fontaine ne détient aucun pouvoir magique.
Ce conte raconte l'histoire d'un homme qui décide de ne jamais tomber amoureux et pour se faire, il utilise la magie noire pour s'empêcher d'aimer quelqu'un. Sa famille, espérant qu'il changera d'avis, n'intervient pas. Cependant, un jour, il entend deux servantes en train de parler sur lui, il décide donc de trouver une sorcière talentueuse, riche et belle et se marier à elle pour attiser la jalousie des autres.
Le lendemain, il rencontre cette sorcière. Bien qu'elle soit « fascinée et dégoutée » en même temps, le sorcier la persuade de venir diner chez lui, dans son château. Pendant le diner, elle lui dit qu'elle a besoin de savoir s'il a un coeur. Le sorcier lui montre alors son coeur vivant situé dans un coffret en cristal. La sorcière horrifiée, l'implore de remettre son coeur à sa place ; le sorcier, conscient qu'elle sera ainsi encore plus amoureuse de lui, ouvre sa poitrine et y place son coeur velu. La sorcière l'embrasse mais c'est alors que le coeur du sorcier est percé. Après avoir été déconnecté de son corps pendant trop longtemps, son coeur a développé des envies sauvages, comme pour un animal ; le sorcier est donc forcé de prendre un réel coeur humain.
Plus tard, la sorcière est retrouvée morte, le poitrine ouverte. Le sorcier menace de mettre le coeur de la sorcière à la place du sien. Il arrache donc son coeur avec une dague et se retrouve avec un coeur dans chaque main, avant de s'effondrer sur la jeune fille et de mourir.
Ce conte raconte l'histoire d'un roi qui souhaite garder toute la magie pour lui. Pour cela, il doit résoudre deux problèmes ; il doit capturer et emprisonner tous les sorciers du royaume et apprendre la magie. Après avoir créé sa propre Brigade, il annonce qu'il a besoin d'un professeur de magie. Seul un charlatan sans aucun pouvoir magique répond à l'appel. Le charlatan dupe le roi en lui montrant de simples tours de magie et réclame alors des bijoux et de l'argent pour continuer à enseigner. Cependant, il ne remarque pas que Lapina, la lavandière, se moque de lui, le voyant en train d'essayer de faire de la magie avec une simple brindille.
Le roi demande alors au charlatan de le l'accompagner lors d'une démonstration publique, le menaçant d'être décapité si quiconque riait. Le charlatan désemparé voit alors Lapina faire de la magie chez elle et la menace de tout révéler au roi si elle ne l'aidait pas ; elle accepte de toute évidence. Après plusieurs tours qui n'étaient que des tours de passe-passe, Lapina est découverte par le public et doit s'enfuir face aux chiens qui courent derrière elle. Désespéré, le charlatan hurle que la sorcière s'est changée en pomme. De peur que Lapina ne redevienne une femme et ne donne sa version des faits, le charlatan donne l'ordre de couper l'arbre, parce que c'est ainsi qu'on "traite les méchantes sorcières"
L'arbre est coupé, mais alors que la foule se réjouit sur le chemin du palais, un caquètement bruyant se fait entendre, venant cette fois de l'intérieur de la souche. Lapina, en sorcière intelligente, déclare que les sorcières et les magiciens ne meurent pas quand on les découpe, et pour le prouver, elle suggère qu'on essaie de couper en deux le professeur du Roi. Sur ces paroles, le charlatan implore la pitié et se confesse. Il est emmené au dongeon, mais Lapina n'en a pas terminé avec son roi extravagant. Sa voix, sortant toujours de la souche, déclare que ses actes ont lancé une malédiction sur le royaume, de telle sorte qu'à chaque fois que le Roi fera du mal à une sorcière ou à un magicien, il souffrira lui-même si intensément qu'il souhaitera "en mourir. Le Roi désespéré tombe à genoux et promet de protéger tous les magiciens et les sorcières du pays, leur permettant d'utiliser leur magie sans leur faire de mal. Contente, mais pas encore entièrement satisfaite, la souche caquette encore et demande à ce qu'une statue à l'effigie de Lapina soit placée sur elle pour rappeler au Roi sa propre folie. Le Roi honteux promet de faire sculpter une statue en or, et il rentre au palais avec sa cour. Enfin, un vieux lapin corpulent avec une baguette magique entre ses dents sort en sautillant d'un trou en dessous de la souche et quitte le royaume. La statue en or resta sur la souche pour toujours, et les sorcières et les magiciens ne furent plus jamais pourchassés dans le royaume.
Le conte raconte l'histoire de trois frères qui arrivèrent au bord d'une rivière trop profonde et dangereuse à traverser. Heureusement, puisqu'ils étaient doués du pouvoir de la magie, ils firent apparaître un pont. Au milieu du pont, ils rencontrèrent une figure voilée, la Mort elle-même. La Mort était enragée que ces hommes puissent traverser sans périr, alors que d'autres courageux étaient tous morts noyés dans les eaux de la rivière. Elle imagina alors un plan machiavélique pour rétablir ce qui lui semblait juste et fit semblant d'être heureuse qu'ils aient survécu, et le leur prouva en leur offrant un cadeau à chacun.
Le plus vieux des frères, combatif, demanda une baguette si puissante, qu'elle ne pourrait jamais perdre, baguette que l'homme méritait pour avoir vaincu la Mort. Alors, la Mort prit une branche d'un sureau et lui tailla la Baguette de Sureau. Le second frère, arrogant, et voulant humilier la Mort encore plus, lui demande le pouvoir de ramener les morts à la vie. La Mort prit donc une pierre près de la rivière, la lui remit, et affirma qu'il était maintenant en possession de la Pierre de Résurrection. Le plus jeune, humble et rusé, ne faisait aucunement confiance à la Mort, lui demanda un objet qui lui permettrait de se déplacer sans être vu par la Mort. La Mort lui donna donc à contre-cœur sa cape d'invisibilité. Après, elle s'en alla, et les frères racontèrent leur aventure.
Avec le temps, ils se séparèrent pour vivre chacun leur vie. Le plus vieux des frères provoqua de nombreux duels, qu'il ne perdit jamais. Mais, pour son malheur, il affirma partout bien haut que son pouvoir lui venait de sa baguette imbattable donnée par la mort elle-même. Fort de cette publicité, une nuit, un sorcier jaloux lui vola la baguette de l'ancien et lui trancha la gorge dans son sommeil. C'est ainsi que la Mort s'abattit sur le premier frère.
Le second frère vivait seul dans sa maison. Il tourna la pierre trois fois dans ses mains et la femme qui lui était destinée, mais décédée avant le mariage, apparut. Malheureusement, elle appartenait toujours au royaume des morts et elle ne fut qu'une âme en peine dans notre monde. Devenu fou de douleur, le deuxième frère se suicida pour la rejoindre. La Mort s'abattit alors sur le deuxième frère.
La Mort chercha longtemps le plus jeune frère, sans jamais le retrouver. Ce n'est qu'au crépuscule de sa vie, alors qu'il légua sa cape à son fils, que le plus jeune frère salua la Mort comme une amie, et qu'il l'accompagna en son royaume.